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Sur le seuil de la propriété : les locataires canadiens surveillent les taux et les prix avant de faire le saut

Plus d’un locataire sur quatre au pays a envisagé l’achat d’une propriété avant de signer son bail actuel

Faits saillants:

  • 54 % des locataires canadiens prévoient acheter une propriété dans l’avenir, dont près du tiers d’ici deux ans.
  • 28 % ont envisagé un achat avant de signer ou de renouveler leur bail actuel. Parmi eux, 40 % attendent une baisse des prix des propriétés, 29 % espèrent une nouvelle baisse des taux d’intérêt, et 28 % continuent de louer pour amasser une mise de fonds suffisante.
  • Plus de la moitié des locataires (52 %) consacrent plus de 30 % de leur revenu net au loyer.
  • À l’échelle nationale, les loyers sont en baisse depuis huit mois consécutifs, mais restent supérieurs à la moyenne historique.
  • Les résultats du sondage auprès des consommateurs incluent des données provinciales et par ville.

TORONTO, le 19 juin 2025 – Alors que les taux d’intérêt diminuent et que l’inventaire de propriétés à vendre augmente, l’abordabilité s’améliore et plusieurs marchés résidentiels au pays penchent désormais en faveur des acheteurs. Une bonne nouvelle, à première vue, pour les locataires qui songent à devenir propriétaires. Mais dans les faits, la prudence domine, et plusieurs locataires adoptent une stratégie d’attente calculée.

D’après un sondage réalisé pour le compte de Royal LePageMD par Burson[1], 28 % des Canadiens qui louent actuellement ont envisagé l’achat d’une propriété avant de signer ou renouveler leur bail. Parmi ceux-ci, 40 % ont dit attendre une baisse des prix des propriétés, 29 % espèrent que les taux d’intérêt reculent davantage, et 28 % affirment que continuer à louer leur permet d’épargner pour amasser une mise de fonds suffisante. Les répondants pouvaient choisir plus d’une réponse.

Au total, 54 % des locataires sondés disent qu’ils prévoient acheter une propriété dans l’avenir; 16 % comptent le faire d’ici deux ans, et 21 % d’ici deux à cinq ans.

« On constate encore que de nombreux locataires veulent poser un pied sur l’échelle de la propriété », affirme Phil Soper, président et chef de la direction de Royal LePage. « Dans les villes où l’abordabilité est historiquement difficile, les occasions à l’entrée de gamme sont plus nombreuses cette année : les prix ont reculé par rapport aux sommets de l’an dernier, les revenus ont augmenté, et le coût d’emprunt est en baisse. Pourtant, de nombreux locataires – dont les 40 % qui attendent une chute des prix – préfèrent patienter. L’histoire suggère qu’ils risquent d’être déçus. Au cours des 75 dernières années, les prix des propriétés au Canada ont augmenté d’environ 5 % par année, surpassant l’inflation. La fenêtre d’opportunité pourrait être plus courte qu’elle n’en a l’air, et les acheteurs stratégiques commencent déjà à bouger. »

À l’échelle nationale, près d’un tiers des locataires (31 %) affirment ne pas avoir l’intention d’acheter une propriété. Parmi eux, 53 % estiment que leur revenu ne leur permettrait pas d’acheter dans le quartier où ils souhaitent vivre, 40 % jugent que louer demeure plus abordable, et 40 % ne souhaitent pas assumer les responsabilités liées à l’entretien d’une propriété. Les répondants pouvaient choisir plus d’une réponse.

Malgré le ralentissement des loyers, l’abordabilité reste un défi de taille

Après avoir bondi en raison des hausses de taux d’intérêt et de la montée des coûts hypothécaires en 2022, les loyers ont reculé dans plusieurs villes canadiennes au cours des derniers mois, créant des conditions plus favorables pour les locataires à la recherche d’un logement.

Selon le plus récent Rapport national sur les loyers de Rentals.ca et Urbanation Inc.[2], le loyer moyen d’un appartement d’une chambre au Canada a diminué de 3,6 % sur un an, pour atteindre 1 857 $ en mai 2025. Le loyer moyen d’un logement de deux chambres a reculé de 4,6 % pour s’établir à 2 225 $.

« Le ralentissement du marché locatif est attribuable à un ensemble de facteurs. D’un côté, la livraison de nombreux projets de logements locatifs et de copropriétés dans des villes comme Toronto et Vancouver a injecté une nouvelle offre tant sur le marché de la revente que de la location. De l’autre, la demande a fléchi légèrement, notamment en raison du plafonnement des permis d’études pour étudiants internationaux, et parce que la baisse des taux a encouragé certains locataires à faire le saut vers la propriété », explique Soper. « Résultat : les locataires sont aujourd’hui en meilleure position pour trouver des logements plus spacieux, mieux situés ou mieux équipés, souvent à des prix plus compétitifs. »

« Les marchés locatifs réagissent généralement plus lentement aux fluctuations économiques que le marché de la revente. Dans plusieurs régions, les prix des propriétés ont fléchi au premier semestre de l’année, et cette détente commence maintenant à se répercuter sur les loyers. Pour la première fois depuis des années, certains locataires ont plus de choix et un meilleur pouvoir de négociation », poursuit Soper. « Cela dit, pour ceux qui aspirent à devenir propriétaires, c’est peut-être le bon moment de évaluer leurs options. Dans plusieurs marchés, les prix sont en baisse, les taux s’assouplissent, et les salaires augmentent plus vite que le coût du logement. Le rêve de la propriété – longtemps perçu comme lointain – commence à se dessiner plus clairement. »

Malgré les récentes baisses, l’abordabilité demeure un enjeu majeur pour de nombreux locataires. Les loyers ont reculé pendant huit mois consécutifs, mais restent bien au-dessus des moyennes historiques. À l’échelle nationale, ils sont 5,7 % plus élevés qu’il y a deux ans et 12,6 % plus élevés qu’il y a trois ans, selon le rapport. En moyenne, les loyers demandés au pays ont augmenté de 4,1 % par année au cours des cinq dernières années, une hausse plus rapide que celle des salaires.

En ce qui concerne la part du revenu net consacrée au loyer, 37 % des locataires disent qu’ils dépensent actuellement – ou s’apprêtent à dépenser – entre 31 % et 50 % de leur revenu net mensuel pour se loger. Une proportion équivalente (37 %) affirme y consacrer 30 % ou moins. Enfin, 15 % des répondants consacrent plus de 50 % de leur revenu net au loyer.

L’enjeu de l’abordabilité pousse aussi plusieurs locataires à faire des choix difficiles. Lorsqu’on leur a demandé s’ils avaient dû faire des sacrifices pour pouvoir payer leur loyer, 40 % ont répondu qu’ils avaient réduit leurs dépenses en alimentation, 30 % ont diminué leurs contributions à l’épargne ou à la retraite, 21 % ont accumulé des dettes sur des cartes de crédit, et 20 % ont pris un deuxième emploi ou un travail d’appoint. Les répondants pouvaient choisir plus d’une réponse.

« Même après plusieurs mois de baisse, les loyers restent bien au-dessus de ce qu’ils étaient il y a quelques années », affirme Soper. « Il faudra des mesures politiques significatives pour rétablir une certaine stabilité et assurer une véritable abordabilité à long terme. »

Rendre le logement locatif abordable pour les générations futures

La question du logement reste une priorité pour les Canadiens et les gouvernements. Au fil des dernières années, la crise du logement s’est imposée comme un enjeu central dans les campagnes électorales à tous les paliers – municipal, provincial et fédéral. Le nouveau gouvernement fédéral s’est engagé à améliorer l’abordabilité de façon significative, notamment en augmentant le rythme de construction, en réduisant la fiscalité, en simplifiant les processus d’approbation pour les promoteurs de logements locatifs, et en offrant des incitatifs financiers comme la remise de la TPS pour les premiers acheteurs de maisons neuves.

« Il n’y a pas de solution unique à la crise du logement au Canada », déclare Soper. « Retrouver une certaine abordabilité – sans miner la valeur nette que des millions de Canadiens ont accumulée dans leur propriété – nécessitera plus que la construction de nouvelles habitations. Il faudra une action concertée entre tous les ordres de gouvernement et le secteur privé. Oui, on doit accélérer la création de logements à tous les niveaux : locatifs, abordables, et propriétés accessibles, mais il faudra aussi couper dans la paperasse, moderniser le zonage et renforcer la protection des locataires, pour assurer un accès équitable et durable au logement. »

Lorsqu’on leur a demandé quelles politiques permettraient le plus d’améliorer l’abordabilité des loyers, 56 % des locataires ont répondu « construire davantage de logements abordables ». Près de la moitié (47 %) ont mentionné le renforcement de la protection des locataires contre les évictions et les hausses de loyer abusives, tandis que 42 % aimeraient voir des mesures de contrôle des loyers plus strictes. Les répondants pouvaient sélectionner plus d’une option.

Tableau – Rapport 2025 de Royal LePage sur les locataires canadiens : rlp.ca/tableau-rapport-2025-locataires-canadiens  

RÉSUMÉS RÉGIONAUX

ONTARIO

En Ontario, 28 % des locataires affirment avoir envisagé l’achat d’une propriété avant de signer ou renouveler leur bail actuel. Parmi eux, 43 % ont dit attendre une baisse des prix des propriétés, 34 % attendent que les taux d’intérêt diminuent davantage, et 34 % n’ont pas réussi à se qualifier pour un prêt hypothécaire ou un financement. Les répondants pouvaient choisir plus d’une réponse.

En ce qui concerne l’avenir, 55 % des locataires en Ontario prévoient acheter une propriété : 15 % souhaitent le faire d’ici deux ans, et 21 % d’ici deux à cinq ans. Parmi ceux qui ne prévoient pas acheter (31 %), la moitié (50 %) disent que leur revenu ne leur permettrait pas d’acheter dans le quartier souhaité, 43 % trouvent que louer reste plus abordable, et 43 % ne veulent pas assumer les responsabilités liées à l’entretien d’une propriété.

« Les loyers ont baissé à Toronto, alors que la demande ralentit. Une vague de nouvelles unités de condos est arrivée sur le marché, augmentant l’inventaire disponible. Parallèlement, la réduction des visas pour étudiants internationaux et des permis de travail a ralenti l’activité, ce qui a mis fin à de nombreuses situations d’offres multiples sur des logements à louer – une tendance courante au plus fort de la pandémie, en 2022 et 2023 », explique Amrit Walia, courtier immobilier chez Royal LePage Signature Realty, à Toronto. « Cela dit, certains secteurs de la ville montrent des signes de reprise. Avec le retour massif au bureau dans plusieurs entreprises du centre-ville, la demande pour des logements dans le quartier financier et ses environs est en hausse. »

Mme Walia ajoute que les appartements d’une chambre avec coin bureau, situés à proximité des restaurants, parcs et services du centre-ville, demeurent très recherchés.

Selon le Rapport national sur les loyers de Rentals.ca et Urbanation Inc., le loyer moyen d’un appartement d’une chambre à Toronto a diminué de 7,1 % sur un an pour atteindre 2 302 $ en mai 2025, une baisse légère de 0,7 % par rapport au mois précédent. Pour les deux chambres, le loyer moyen a chuté de 10,7 % sur un an, à 2 933 $, mais a légèrement augmenté de 0,3 % d’un mois à l’autre.

À Ottawa, le loyer moyen pour une chambre est demeuré stable sur un an à 1 994 $, avec une baisse mensuelle de 0,8 %. Pour les deux chambres, le loyer moyen a augmenté de 2,4 % sur un an pour atteindre 2 559 $, mais a reculé de 0,6 % par rapport au mois précédent.

Côté budget, 38 % des locataires en Ontario disent consacrer entre 31 % et 50 % de leur revenu net au loyer, 35 % y consacrent 30 % ou moins, et 15 % y consacrent plus de 50 %. En termes de sacrifices : 39 % ont réduit leurs dépenses en alimentation, 32 % ont diminué leurs contributions à l’épargne ou à la retraite, et 22 % ont accumulé des dettes sur leurs cartes de crédit. Les répondants pouvaient choisir plus d’une réponse.

« L’offre locative devrait continuer à croître dans les prochains mois, ce qui limiterait la hausse des loyers à court terme. C’est un bon moment pour les locataires souhaitant améliorer leur logement. Mais même si le marché est plus calme, les locataires ne doivent pas baisser la garde. Les propriétaires demeurent exigeants : ils cherchent des locataires fiables, avec des revenus stables », note Mme Walia. « Ce répit pourrait être de courte durée. Plusieurs promoteurs ralentissent la cadence des mises en chantier, ce qui pourrait freiner l’arrivée de nouvelles unités dès 2027-2028. Cela risque de raviver la pression à la hausse sur les loyers. »

Tableau – Rapport 2025 de Royal LePage sur les locataires canadiens : rlp.ca/tableau-rapport-2025-locataires-canadiens  

QUÉBEC

Dans la province de Québec, 31 % des locataires ont affirmé avoir envisagé l’achat d’une propriété avant de signer ou renouveler leur bail actuel. Lorsqu’on leur a demandé les raisons influençant leur décision, 37 % attendent une baisse des prix des propriétés, 27 % préfèrent attendre que les taux d’intérêt diminuent davantage, et 27 % ont indiqué que continuer de louer leur permet d’épargner en vue d’une mise de fonds suffisante. Les répondants pouvaient choisir plus d’une réponse.

En ce qui concerne leurs projets, 56 % des locataires québécois affirment qu’ils comptent acheter une propriété dans l’avenir : 16 % d’ici deux ans et 23 % dans deux à cinq ans. Parmi ceux qui ne prévoient pas devenir propriétaires (32 %), la moitié (50 %) estiment que leur revenu ne leur permettrait pas d’acheter une propriété dans le quartier où ils souhaitent vivre. De plus, 41 % disent ne pas vouloir assumer les responsabilités liées à l’entretien d’une propriété, et 35 % jugent que louer demeure plus abordable. Les répondants pouvaient choisir plus d’une réponse.

« Le désir de devenir propriétaire demeure très fort chez les locataires québécois. Même dans un contexte de taux d’intérêt élevés et de prix inaccessibles pour plusieurs, près d’un locataire sur trois a sérieusement envisagé l’achat d’une propriété cette année », rappelle Aline Zafirian, courtier immobilier, Royal LePage Village à Montréal. « C’est la preuve que l’objectif d’accéder à la propriété reste bien ancré, malgré les obstacles. Pour ceux et celles qui n’en sont pas encore là, je dis : continuez de vous préparer. Chaque pas, que ce soit bâtir son crédit, épargner ou s’informer, rapproche un peu plus du jour où ce projet pourra se réaliser. »

Selon le Rapport national sur les loyers de Rentals.ca et Urbanation Inc., le loyer moyen d’un appartement d’une chambre à Montréal a diminué de 2,0 % sur un an, s’établissant à 1 727 $ en mai 2025, soit un recul de 0,4 % par rapport au mois précédent. Le loyer moyen pour un deux chambres a baissé de 2,6 % sur un an, pour s’établir à 2 255 $, en baisse de 0,8 % sur un mois.

« Dans la conjoncture économique actuelle et le ralentissement de l’activité sur le marché de la revente de la copropriété, les promoteurs immobiliers sont confrontés à une pression accrue pour rentabiliser leurs chantiers. C’est pourquoi de nombreux projets résidentiels sont forcés de se réorienter vers le locatif. On peut donc s’attendre à une augmentation notable de l’offre au cours des prochaines années, notamment dans les grands centres urbains. Pour les propriétaires, cela signifie qu’il faudra se démarquer davantage par la qualité des unités, les services inclus ou encore la souplesse des conditions. Les locataires pourraient ainsi voir leur pouvoir de négociation accru. »

En matière de budget, 37 % des locataires québécois consacrent entre 31 % et 50 % de leur revenu net mensuel au loyer, tandis que 45 % y consacrent 30 % ou moins. Huit pour cent y consacrent plus de 50 % de leur revenu – la plus faible proportion de toutes les provinces. Plusieurs locataires rapportent avoir dû faire certains sacrifices pour joindre les deux bouts : 31 % ont réduit leurs dépenses en alimentation, 23 % ont diminué leurs contributions à l’épargne ou à la retraite, et 15 % ont reporté ou annulé des soins médicaux ou dentaires. Les répondants pouvaient choisir plus d’une réponse.

Tableau – Rapport 2025 de Royal LePage sur les locataires canadiens : rlp.ca/tableau-rapport-2025-locataires-canadiens

COLOMBIE-BRITANNIQUE

En Colombie-Britannique, 21 % des locataires ont affirmé avoir envisagé l’achat d’une propriété avant de signer ou renouveler leur bail. Parmi eux, 44 % ont indiqué qu’ils planifient toujours acheter une propriété, mais qu’ils louent temporairement pour épargner en vue d’une mise de fonds. En outre, 42 % attendent une baisse des prix des propriétés, et 26 % n’ont pas réussi à se qualifier pour un prêt hypothécaire ou un financement. Les répondants pouvaient sélectionner plus d’une réponse.

À plus long terme, 53 % des locataires de la province disent qu’ils comptent acheter une propriété : 16 % dans les deux prochaines années et 19 % d’ici deux à cinq ans. Parmi ceux qui ne prévoient pas devenir propriétaires (26 %), les deux tiers (66 %) affirment que leur revenu ne leur permettrait pas d’acheter dans le quartier où ils veulent vivre, 53 % trouvent que louer reste plus abordable, et 33 % ne veulent pas assumer les responsabilités liées à l’entretien d’une propriété. Les répondants pouvaient sélectionner plus d’une réponse.

« Le marché locatif est méconnaissable comparé à l’an dernier. Il y a un surplus d’unités disponibles, un peu comme dans le marché de la revente. En fait, le ralentissement des ventes a eu un effet domino sur la location : certains propriétaires qui n’arrivent pas à vendre leur condo choisissent plutôt de le louer », explique Nina Knudsen, gestionnaire de propriété[3] chez Royal LePage Sussex, à North Vancouver. « En parallèle, la baisse des prix pousse certains locataires à acheter les unités qu’ils occupaient. On voit se dessiner une dynamique assez unique. Malgré les enjeux persistants d’abordabilité, l’objectif de devenir propriétaire demeure prioritaire pour beaucoup de jeunes adultes dans la région. »

Selon le Rapport national sur les loyers de Rentals.ca et Urbanation Inc., le loyer moyen d’un appartement d’une chambre à Vancouver a diminué de 4,8 % sur un an, atteignant 2 544 $ en mai 2025, soit une hausse modeste de 0,3 % par rapport au mois précédent. Le loyer moyen pour un deux chambres a reculé de 7,4 % sur un an, à 3 358 $, en baisse de 1,6 % par rapport au mois précédent.

Côté finances, 36 % des locataires de la province consacrent entre 31 % et 50 % de leur revenu net au loyer, 28 % y consacrent 30 % ou moins, et 23 % y consacrent plus de 50 % – soit la proportion la plus élevée au pays après les provinces de l’Atlantique. Plusieurs locataires ont indiqué avoir dû ajuster leur budget pour payer leur loyer : 45 % ont réduit leurs dépenses en alimentation, 35 % ont diminué leurs contributions à l’épargne ou à la retraite, et 26 % ont pris un deuxième emploi ou un travail d’appoint.

« L’abordabilité à Vancouver s’est améliorée dans le marché locatif au cours de la dernière année, et il n’est plus rare de voir des locataires changer de logement pour profiter d’une meilleure offre. De façon générale, ce sont les locataires qui ont le gros bout du bâton en ce moment. Mais à mon avis, on a atteint le creux », estime Mme Knudsen. « Les baisses de loyers les plus marquées sont probablement derrière nous. On peut s’attendre à un marché plus stable dans les mois à venir, avec peu de fluctuations de prix. »

Tableau – Rapport 2025 de Royal LePage sur les locataires canadiens : rlp.ca/tableau-rapport-2025-locataires-canadiens 

ALBERTA

En Alberta, 34 % des locataires ont affirmé avoir envisagé d’acheter une propriété avant de signer ou renouveler leur bail actuel – soit la plus forte proportion parmi toutes les provinces. Parmi eux, 38 % disent attendre une baisse des prix des propriétés, 28 % estiment que leur situation d’emploi est trop précaire pour acheter en ce moment, et 27 % ne se sont pas encore décidés quant au type de propriété ou à l’emplacement désiré. Les répondants pouvaient sélectionner plus d’une réponse.

En regardant vers l’avenir, 58 % des locataires albertains affirment qu’ils comptent acheter une propriété : 21 % dans les deux prochaines années, et 23 % d’ici deux à cinq ans. Parmi ceux qui ne prévoient pas acheter (29 %), 49 % estiment que leur revenu ne leur permettrait pas d’acheter dans le quartier souhaité, 35 % ne veulent pas assumer les responsabilités liées à l’entretien d’une propriété, et 27 % trouvent que louer reste plus abordable. Les répondants pouvaient sélectionner plus d’une réponse.

« Après un marché locatif en surchauffe en 2024, Calgary a vu une légère baisse des loyers et une hausse des taux d’inoccupation, notamment dans les copropriétés. Contrairement au marché de la revente, où les vendeurs peuvent choisir quand publier leur annonce, un logement locatif vacant représente une perte immédiate pour un propriétaire – surtout dans un contexte où les coûts de détention et les taxes sont en hausse. Les propriétaires sont donc incités à offrir un prix compétitif pour attirer rapidement un locataire », explique Andrew Hanney, courtier immobilier et gestionnaire chez Royal LePage Mission Real Estate, à Calgary. « Depuis l’élection fédérale, on observe un regain de confiance chez les consommateurs, avec une hausse des demandes de visites et des candidatures. La demande est particulièrement forte pour les maisons unifamiliales avec plusieurs chambres et de grands espaces. Calgary attire encore de nombreuses familles de partout au pays, dont plusieurs commencent par louer avant d’acheter. »

M. Hanney note aussi que la ville accueille une grande diversité de locataires, notamment des propriétaires qui choisissent de louer à Calgary tout en conservant une propriété à revenu dans une autre région du pays où ils ne souhaitent pas nécessairement vivre à temps plein.

Selon le Rapport national sur les loyers de Rentals.ca et Urbanation Inc., le loyer moyen d’un appartement d’une chambre à Calgary a diminué de 8,2 % sur un an, atteignant 1 591 $ en mai 2025, avec une légère hausse mensuelle de 0,7 % par rapport au mois précédent. Le loyer moyen pour un deux chambres a baissé de 9,2 % sur un an, à 1 944 $, en hausse de 1,6 % par rapport au mois précédent.

À Edmonton, le loyer moyen pour une chambre a reculé de 2,3 % sur un an, pour s’établir à 1 336 $, et a progressé de 1,6 % par rapport au mois précédent. Pour les deux chambres, le loyer moyen a légèrement baissé de 0,7 % sur un an, à 1 679 $, mais a augmenté de 1,5 % d’un mois à l’autre.

Côté finances, 35 % des locataires albertains consacrent entre 31 % et 50 % de leur revenu net au loyer, 37 % y consacrent 30 % ou moins, et 18 % plus de 50 %. Les sacrifices sont aussi bien présents : 50 % des locataires affirment avoir réduit leurs dépenses en alimentation, 32 % ont diminué leurs contributions à l’épargne ou à la retraite, et 30 % ont pris un deuxième emploi ou un travail d’appoint.

«  Avec les mouvements migratoires vers la province qui se poursuivent, le dynamisme du marché locatif devrait rester stable dans les prochains mois. Une bonne gestion immobilière demeurera un facteur clé pour attirer des locataires de qualité et conserver un avantage concurrentiel », conclut Hanney. « Même si les loyers moyens ont légèrement fléchi, les unités bien situées, bien entretenues et bien tarifées continuent de se louer rapidement. Plusieurs projets multifamiliaux arrivent à terme, ce qui devrait maintenir une offre suffisante dans certains segments du marché. »

Tableau – Rapport 2025 de Royal LePage sur les locataires canadiens : rlp.ca/tableau-rapport-2025-locataires-canadiens  

SASKATCHEWAN ET MANITOBA

Dans les provinces de la Saskatchewan et du Manitoba, 28 % des locataires ont déclaré avoir envisagé d’acheter une propriété avant de signer ou renouveler leur bail. Parmi eux, 53 % disent qu’ils prévoient acheter une propriété, mais continuent de louer pour épargner en vue d’une mise de fonds suffisante. Par ailleurs, 48 % attendent une baisse des prix des propriétés, et 38 % n’ont pas réussi à se qualifier pour un prêt hypothécaire ou un financement. Les répondants pouvaient choisir plus d’une réponse.

En ce qui concerne leurs projets d’avenir, 53 % des locataires de ces deux provinces affirment qu’ils comptent acheter une propriété : 19 % d’ici deux ans et 21 % d’ici deux à cinq ans. Parmi ceux qui ne prévoient pas acheter (36 %), 56 % estiment que leur revenu ne leur permettrait pas d’acheter dans le quartier désiré, 49 % trouvent que louer reste plus abordable, et 34 % ne veulent pas assumer les responsabilités liées à l’entretien d’une propriété. Les répondants pouvaient choisir plus d’une réponse.

« Le marché locatif est très actif depuis quelques années, ce qui a fait chuter les taux d’inoccupation. Le Manitoba, qui avait traditionnellement une croissance démographique plus lente, attire désormais davantage de nouveaux locataires en raison de l’abordabilité relative du logement dans les Prairies », explique Anthony Bertrand, courtier immobilier chez Royal LePage Prime Real Estate, à Winnipeg. « La pression est particulièrement forte sur les maisons unifamiliales et les logements de type maison en rangée, qui continuent d’attirer les jeunes familles nouvellement établies dans la région. Résultat : les loyers montent régulièrement, bien que les protections locatives provinciales aient atténué les hausses abruptes. »

Bertrand ajoute que le développement locatif est en pleine effervescence à Winnipeg. Les incitatifs offerts par les gouvernements provincial et fédéral motivent les promoteurs à augmenter l’offre de logements locatifs, notamment par de nouvelles constructions et des projets de densification.

Selon le Rapport national sur les loyers de Rentals.ca et Urbanation Inc., à Regina, le loyer moyen pour une chambre a augmenté de 0,2 % sur un an pour atteindre 1 262 $ en mai 2025, et a bondi de 2,6 % par rapport au mois précédent. Le loyer moyen pour deux chambres a progressé de 3,9 % sur un an à 1 576 $, en hausse de 4,4 % par rapport au mois précédent.

À Winnipeg, le loyer moyen pour une chambre a augmenté de 1,9 % sur un an à 1 443 $, demeurant stable d’un mois à l’autre. Pour deux chambres, le loyer a légèrement fléchi de 0,2 % sur un an, à 1 762 $, et reculé de 1,0 % sur un mois.

Côté finances, 34 % des locataires en Saskatchewan et au Manitoba consacrent entre 31 % et 50 % de leur revenu net au loyer, 39 % y consacrent 30 % ou moins, et 14 % plus de 50 %. En matière de sacrifices pour assumer leurs paiements de loyer, 48 % des locataires ont dû réduire leurs dépenses en alimentation, 30 % ont diminué leurs cotisations à l’épargne ou à la retraite, et 28 % ont accumulé des dettes sur leurs cartes de crédit.

«  Au cours des cinq prochaines années, on prévoit une arrivée continue de logements locatifs construits expressément à cette fin. Toutefois, ces projets prennent plusieurs années à passer de la planification à la livraison », souligne M. Bertrand. « Comme la population de Winnipeg croît de manière constante, la demande risque de continuer à dépasser l’offre à court terme. Les loyers pourraient donc continuer à grimper légèrement cette année. »

Tableau – Rapport 2025 de Royal LePage sur les locataires canadiens : rlp.ca/tableau-rapport-2025-locataires-canadiens  

CANADA ATLANTIQUE

Dans les provinces de l’Atlantique, 16 % des locataires ont déclaré avoir envisagé d’acheter une propriété avant de signer ou renouveler leur bail. En ce qui concerne leurs projets futurs, 45 % des locataires de la région disent qu’ils comptent acheter une propriété : 9 % d’ici deux ans, et 16 % d’ici deux à cinq ans.

« Le marché locatif a beaucoup évolué ces derniers mois. Les taux d’inoccupation sont en hausse et les logements mettent un peu plus de temps à se louer qu’au cours des années précédentes. Les propriétaires doivent maintenant allonger leurs délais de mise en marché, car les locataires ont davantage de choix et deviennent plus sélectifs », explique Scott Moulton, courtier immobilier chez Royal LePage Atlantic, à Halifax. « La demande en location provient surtout d’étudiants et de jeunes professionnels qui privilégient la location pour des raisons d’abordabilité ou de proximité avec leur établissement d’enseignement ou leur lieu de travail – surtout dans des secteurs comme le centre-ville d’Halifax. »

Moulton précise que ce sont les logements abordables qui attirent le plus d’intérêt. Les unités plus grandes ou haut de gamme demeurent souvent plus longtemps sur le marché. Pour y remédier, certains propriétaires offrent maintenant des incitatifs afin de séduire les locataires. De leur côté, les promoteurs adaptent leurs projets : ils se tournent vers des constructions plus abordables afin de répondre à la demande croissante pour ce type d’unité.

Selon le Rapport national sur les loyers de Rentals.ca et Urbanation Inc., à Halifax, le loyer moyen d’un appartement d’une chambre a augmenté de 7,2 % sur un an, pour atteindre 2 064 $ en mai 2025, mais a reculé de 1,2 % par rapport au mois précédent. Pour un deux chambres, le loyer moyen a progressé de 5,4 % sur un an, à 2 623 $, et a augmenté de 1,1 % sur un mois.

Dans la région, 27 % des locataires de l’Atlantique disent consacrer entre 31 % et 50 % de leur revenu au loyer, et 25 % y consacrent 30 % ou moins. La région affiche le fardeau financier le plus élevé au pays, alors que 31 % des locataires consacrent plus de 50 % de leur revenu net à leur loyer. En matière de sacrifices, 53 % des locataires ont réduit leurs dépenses en alimentation, 36 % ont diminué leurs contributions à l’épargne ou à la retraite, et 28 % ont accumulé des dettes sur leurs cartes de crédit. Les répondants pouvaient choisir plus d’une réponse.

« Dans l’ensemble, les loyers commencent à se stabiliser, après avoir connu d’importantes hausses. On observe une bonne croissance de l’offre dans plusieurs segments, allant des logements de luxe aux unités plus petites, mieux adaptées aux budgets d’étudiants ou de jeunes professionnels », explique Moulton. « Grâce à une offre plus diversifiée, les locataires ont maintenant davantage de choix et peuvent prendre le temps de trouver un logement qui répond à leurs besoins. Cela dit, dans des centres urbains comme Halifax, de nombreux locataires sont prêts à payer un certain prix pour vivre dans des quartiers centraux, près des commodités. Les nouvelles constructions avec des services modernes affichent aussi des loyers plus élevés, en partie à cause des coûts de construction. »

Tableau – Rapport 2025 de Royal LePage sur les locataires canadiens : rlp.ca/tableau-rapport-2025-locataires-canadiens  

Ressources de Royal LePage pour les aspirants premiers acheteurs

Afin de venir en aide aux aspirants futurs propriétaires, Royal LePage a publié plusieurs ressources en ligne disponibles dans les liens suivants:

À propos du sondage

Burson a utilisé le panel en ligne Leger Opinion pour interroger 1 854 locataires canadiens âgés de 18 ans et plus. Un échantillon supplémentaire important a été recueilli au Québec (n = 878) ainsi que dans neuf grandes villes du Canada (Vancouver, Calgary, Edmonton, Winnipeg, Toronto, Ottawa-Gatineau, Sherbrooke, Québec et Montréal). Le sondage a été réalisé entre le 2 et le 9 juin 2025. Une pondération a été appliquée en fonction de l’âge, du sexe, des régions et des villes, sur la base des chiffres du recensement de 2021. Aucune marge d’erreur ne peut être associée à un échantillon non probabiliste (c’est-à-dire un panel Web dans le cas présent). À des fins de comparaison, un échantillon probabiliste de 1 854 répondants aurait une marge d’erreur de ± 2 %, 19 fois sur 20.

À propos de Royal LePage

Au service des Canadiens depuis 1913, Royal LePage est le premier fournisseur au pays de services aux agences immobilières, grâce à son réseau de près de 20 000 professionnels de l’immobilier répartis dans 670 bureaux partout au Canada. Royal LePage est la seule entreprise immobilière au Canada à posséder son propre organisme de bienfaisance, la Fondation Un toit pour tousMC de Royal LePageMD, qui, depuis 25 ans, vient en aide aux centres d’hébergement pour femmes et enfants ainsi qu’aux programmes éducatifs visant à mettre fin à la violence familiale. Royal LePage est une société affiliée de Services Immobiliers BridgemarqMD Inc., une entreprise inscrite à la Bourse de Toronto sous le symbole « TSX : BRE ». Pour en savoir davantage, veuillez consulter dominic.blais@bursonglobal.com
438 988-6382

 


[1] Burson a utilisé le panel en ligne Léger Opinion pour interroger 1 854 locataires canadiens âgés de 18 ans et plus. Un échantillon supplémentaire important a été recueilli au Québec (n = 878) ainsi que dans neuf grandes villes du Canada (Vancouver, Calgary, Edmonton, Winnipeg, Toronto, Ottawa-Gatineau, Sherbrooke, Québec et Montréal). Le sondage a été réalisé entre le 2 et le 9 juin 2025. Une pondération a été appliquée en fonction de l’âge, du sexe, des régions et des villes, sur la base des chiffres du recensement de 2021. Aucune marge d’erreur ne peut être associée à un échantillon non probabiliste (c’est-à-dire un panel Web dans le cas présent). À des fins de comparaison, un échantillon probabiliste de 1 854 répondants aurait une marge d’erreur de ± 2 %, 19 fois sur 20.

[2] Rapport sur les loyers de Rentals.ca pour mai 2025, données du réseau Rentals.ca et Urbanation Inc., juin 2025. Les données utilisées dans l’analyse du Rapport national sur les loyers sont basées sur les annonces mensuelles du réseau Rentals.ca de services d’annonces immobilières sur Internet (ILS). Les données du réseau ILS de Rentals.ca couvrent les marchés locatifs primaire et secondaire et comprennent les appartements en sous-sol, les appartements à louer, les appartements en copropriété, les maisons en rangée, les maisons jumelées et les maisons individuelles. Les propriétés dont le loyer mensuel est supérieur à 5 000 $ ou inférieur à 500 $ sont retirées de l’échantillon. De même, les locations à court terme, les locations de chambres individuelles et les appartements meublés sont retirés de l’échantillon lorsqu’ils peuvent être identifiés.

[3] Le titre de gestionnaire immobilier est une désignation agréée dans la province de la Colombie-Britannique.